Le Retour du Gourmet Solitaire

11/04/2016

 

Plus de 20 ans après ses premières déambulations culinaires en 1994, Le Gourmet Solitaire, création de Jirô Tanigushi (dessin) & Masayuki Kusumi (scénrio) revient pour de nouvelles circonvolutions, intitulées Les Rêveries d’un gourmet solitaire (dans sa version française aux éditions Casterman), référence aux Promenades éponymes de Jean-Jacques Rousseau probablement en raison du caractère digestivo-médiatif du-dit gourmet.

 

On ne sait pas grand chose de lui, à part qu’il fait partie de ces « salary men » comme il y en a des millions au Japon, mais qui se déplace souvent pour son entreprise, ce qui lui permet d’explorer toujours plus de nouvelles tables et mets. Dans ce nouvel opus, on apprend, à la faveur d’un bref flash back parisien (aurait-il fait des études en France ?), pourquoi il est abstème (nobody is perfect, mais, par contre, il fume), non par choix idéologique, mais tout simplement parce qu’il ne supporte pas l’alcool. Mais, notre gourmet va quand même jusqu’à se battre pour défendre un jeune employé victime du bizutage alcoolisé de la part de ses aînés au détour d’une adresse.

 

 

Effet secondaire de cette sortie, Les Rêveries d’un gourmet solitaire mettent en émoi, au-delà du public qui suit avec attention le travail de Jirô Tanaguchi depuis L’Homme qui marche, le petit monde de la critique gastronomique. Télérama consacrait récemment un article en forme de jeu le piste pour savoir où il est possible de déguster les plats dessinés dans la capitale et la chroniqueuse gastronomique Cécile Cau, alias la Sardine en Courège, dégotait, Rêveries à la main, une des dernières ouvertures nippones de la capitale, Le Petit Keller.

 

Les Rêveries d’un gourmet solitaire risque bien de devenir, tout comme le premier opus, un guide de voyage culinaire. Au japon, la cinquième saison de la série, adaptée du manga, vient d’être diffusée sur NHK et le gourmet possède aujourd'hui sa figurine (cf. photo). Si ce n'est pas encore le cas en France, il est vrai qu’en moins de dix ans, la place des chefs nippons a considérablement évolué et on en compte aujourd’hui plus d’une vingtaine parmi les chefs étoilés. Dernière ouverture en date (ce week end), le Rae’s du chef Masahide Ikuta, dont nous avions découvert le surprenant travail lors d’un pop up chez Agrology. Nous vous en reparlerons prochainement.

 

 

Mais revenons à nos Rêveries car l’univers déambulatoire de Jirô Taniguchi est aussi bien physique que mental. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de l’exposition, Jirô Taniguchi, L’Homme qui rêve, conçue, à l’occasion du dernier Festival BD d’Angoulême, par l’agence 9e Art+ sous le commissariat de Nicolas Finet, et visible jusqu’au 15 mai 2016 dans le magnifique site de l'ancien hôpital royal de Versailles. Elle permet de se rendre compte de l’étendue de son monde depuis Trouble Is My Business, polar des années 80 jusqu’au ambiances oniriques d’aujourd’hui. Un parcours qui n’est pas sans rappeler celui du maître de la littérature nippone, Haruki Murakami… Et là, soudain on se prend à rêver d’un Kafka sur le rivage en images.

 

 

 

Les Rêveries d'un gourmet solitaire - 16,95 €

Editions Casterman / Collection écritures

 

Jirô Taniguchi, L’Homme qui rêve jusqu’au 15 mai 2016

Espace Richaud – Ancien hôpital royal – 78 boulevard de la Reine - 78000 Versailles

 

 

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