Château Grand Français / Bordeaux

30/12/2014

 

Voilà un vin à se réconcilier avec Bordeaux et les siens. Je ne parle pas d’un de ces grands crus qu’il faut attendre des années, ni même d’une appellations plus ou moins prestigieuses. Non, juste d’un Bordeaux supérieur, mais pas n’importe lequel.

 

Un Bordeaux vraiment supérieur

 

Propriété familiale implantée sur les coteaux de la vallée de l’Isle, au nord de Saint-Emilion,le Château Grand Français est réhabilité, en 1999, par un des membres de la famille, Dominique Vacher, scientifique spécialisé dans la recherche et le développement de thérapeutique destinées à soulager la douleur. Naturellement sensibilisé à la notion de « toxicité » de par son parcours, il oriente la conduite du domaine en agriculture raisonnée puis biologique et obtient le label en 2001. A part cela, rien d’exceptionnel dans la culture, vinification et élevage (12 mois en barrique fût de chêne français), sinon, peut-être, un encépagement atypique pour cette rive, où les cabernets sont supérieurs au merlot (45% merlot, 30% cabernet sauvignon, 25% cabernet franc) et un l’accompagnement par le laboratoire OenoTeam depuis le millésime 2011.

 

L'exigence à petit prix

 

Rien d’exceptionnel, si ce n’est l’exigence. Comme celle de ne mettre en vente un vin que lorsqu’il est prêt à boire (actuellement, le millésime 2010, avec encore quelques bouteilles de 2009). Une évidence qui n’est pas partagée par tout le monde, comme celle de prendre la décision de ne pas vinifier si l’on considère que sa récolte n’est pas au niveau, comme l’a fait, en 2012 et 2013, Dominique Vacher. C’est le prix à payer (pour le vigneron) afin d’offrir ces tannins souples et cette bouche épicée au Grand Français. Décidemment bien nommé, il semble porter en lui une certaine idée de la France.

 

Un vin de garde à boire dès maintenant. Et vu son prix 9,50€ la bouteille et 18€ le magnum, il n’y a pas à hésiter, le grand contenant améliorant son vieillissement.

 

Accord singulier

 

Testé sur un tartare de wagyu (bœuf japonais à la chair très persillée) au caviar Sturia et sa feuille de shiso pourpre (basilic japonais) à la Table de la Grande Epicerie (cf. photo). Le gras du wagyu enrobe les tannins et la note iodée qu’apporte le caviar, tout comme celle acidulée du shiso, renforce le côté épicé du vin.

 

Château Grand Français

Dominique Vacher

S.C.E.A. de Boissier - 33230 Les Eglisottes

 

 

 

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